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Limites et défis

    En ce qui concerne la rétine artificielle, les scientifiques sont confrontés à de nombreux défis.

 

    Tout d’abord, il s’agira d’augmenter le nombre de pixels, c’est-à-dire, en partie, le nombre d’électrodes car, comme nous l’avons vu, en théorie, une électrode correspondrait à un pixel. Selon les études, la lecture d’un texte nécessiterait à elle seule 600 pixels.

 

    Mais c’est sans compter le deuxième défi à relever : l’amélioration de la focalisation des signaux électriques, pour qu’une électrode de retour n’envoie son signal qu’à une seule électrode de stimulation. La résolution est limitée par la surface du tissu rétinien sur lequel une couche isolante entre les neurones et l’implant est formée par des cellules appelées « cellules gliales ». Cela rend difficile la focalisation des courants électriques transmis par chaque électrode sur un groupe réduit de neurones. Pour améliorer cette résolution individuelle des électrodes, il faut que chaque électrode stimule une zone indépendante de sa voisine. En effet, sans la production d’une indépendance des couples électrode de retour-électrode de stimulation, les résultats obtenus grâce obtenus par une augmentation du nombre d’électrodes seraient réduits à néant. L’une des possibilités envisagées est la prothèse à structure tridimensionnelle.

 

                 Schémas illustrant l'objectifs de l'amélioration de la focalisation des signaux électriques :

 

                             Résultats actuels :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                             Objectif d'amélioration de la focalisation des signaux :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    Le défi suivant concerne l’amélioration de l’interface tissu-implant, c’est-à-dire la recherche de la meilleure compatibilité des matériaux avec les tissus biologiques environnants : c’est la biocompatibilité des matériaux. En effet, les métaux ne sont pas d’une forte biocompatibilité, n’étant pas naturellement trouvés dans les tissus. La principale piste est l’utilisation du diamant, avec des atomes de bore (B) introduits au sein même de la structure du diamant. Ce matériau est, à l’inverse des métaux, extrêmement biocompatible. Il permet une diminution de l’oxydation des tissus à proximité des électrodes, il a une très bonne conductivité électrique, et les cellules rétiniennes peuvent se développer directement au contact du diamant. Ainsi, les prochains essais seront tournés très certainement vers l’utilisation de ce matériau.

 

    Ensuite, l’un des défis consiste à trouver une nouvelle manière de capturer la lumière. Des mathématiciens travaillent sur des caméras révolutionnaires : les pixels ne retiennent que les endroits où l’intensité de la lumière, ce qui permet de focaliser la vue de la personne sur les éléments en mouvement, c’est-à-dire les éléments à risques. Par exemple, si l’on pose une caméra de ce type à côté d’un passage piéton, lorsque les voitures sont à l’arrêt la caméra ne filmera rien, ainsi cela montre bien qu’il n’y a pas de danger ; mais lorsque le feu tricolore passe au vert, les voitures entrent en mouvement, et la caméra capte seulement les pixels correspondant aux voitures en mouvement. Ainsi, la personne équipée voit les dangers à éviter. Pour résumer, les mathématiciens cherche à échantillonner sur l’échelle de l’intensité lumineuse (variation de cette intensité=capture du pixel correspondant) au lieu de l’échelle du temps, comme les caméras actuelles (une image tous les vingt-quatrièmes de seconde). Cette technique permet aussi une économie d’énergie, et donc une plus grande autonomie de la batterie.

 

    Enfin, le dernier défi, qui n’est pas des moindres, est la démocratisation de cette technique. Car, il y a peu de temps, en janvier 2015, ce type de prothèse avait encore un coût de 15 000 €.

 

 

 

    D’un autre côté, il existe aussi des limites à la thérapie optogénétique.

 

    Tout d’abord, il faut savoir qu’un gène code une protéine unique, cela signifie que cette technique ne peut être universelle et donc soigner toutes les maladies de la même manière avec un gène médicament unique.

 

    De plus se pose la question de sa mise en application qui, du fait reste limitée et nécessite des recherches et des essais cliniques pour chaque maladie que l’on désire soigner. Ainsi cela nous amène à ajouter que cette technologie reste à l’état d’essais cliniques ce qui repousse donc l’échéance d’une mise sur le marché de la thérapie optogénétique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette thérapie est encore très peu utilisée pour les maladies oculaires

 

    Il convient aussi d’aborder un défi qui se posera dans le futur, et qui est de limiter les inflammations qui sont dues à un rejet physiologique par l’organisme. En effet, il interprète le gène médicament en étant un corps étranger qu’il faut éliminer.

 

    Enfin, sachez aussi que certaines protéines utilisées entrainent des résultats mitigés mais aussi qu’une des contraintes principales pour le patient reste le port de lunettes qui intensifie la lumière pour réactiver les cellules. De plus, le patient a pour obligation de se faire réinjecter les protéines tous les mois lors des premières prises du traitement pour accentuer les chances de guérison totale.

© 2016. Créé avec Wix.com

TPE réalisé par Alexandre Chargueraud, Nicolas Hérault et Aurélien Legoupil, élèves de 1ère S2 au lycée Rocroy Saint-Vincent-de-Paul (Paris X).

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